Retour à la liste

VDI électricité : définition

Le VDI électricité est au cœur des communications numériques dans les infrastructures d'entreprises et les data centers. Cette technologie de câblage structuré transporte en simultané - et comme son acronyme le mentionne - voix, données et images via un réseau centralisé tout en optimisant la gestion technique et en diminuant la complexité d'installation. Depuis la dernière évolution parue en août 2024 sur l'AFNOR, la norme NF C 15-100 réaffirme les prérequis liés à la qualité et à la performance des installations critiques. Bien maîtriser les particularités du VDI est indispensable pour la conception d'une infrastructure robuste, performante et évolutive.

Qu'est-ce qu'un réseau VDI en électricité ?

Définition du VDI et rôle dans l'infrastructure IT

Le VDI - Voix, Données, Images - se définit comme un système de câblage structuré unifiant la transmission de différents types de signaux numériques au sein d'une unique infra physique. Il remplace les réseaux séparés auparavant à la téléphonie, l'informatique et à la vidéo par une solution convergente, qui utilise essentiellement des câbles à paires torsadées et des connecteurs RJ45 standards. Le câblage VDI électricité est un vecteur fort de l'évolutivité des installations telles que les data centers, en facilitant la reconfiguration des logiciels associés aux services, sans modification du support physique.

Nous pouvons schématiser l'architecture VDI par une topologie en étoile avec un seul point de concentration central plus communément appelé répartiteur ou tableau de communication. Les apports de cette centralisation sont une simplification de la gestion technique, une maintenance plus aisée et une traçabilité optimisée des connexions. Un poste de travail peut disposer d'une ou plusieurs prises RJ45. Un lien permanent de qualité éprouvée est assuré car ces RJ45 sont connectées directement au répartiteur. Cela évite des connexions en série classiques et une homogénéité des performances est obtenue sur le réseau.

Ainsi, le rôle du VDI dépasse la simple notion d'interconnexion pour englober la convergence des services numériques. Chaque organisation peut déployer aisément de nouveaux services ou applications ; téléphonie IP, visios, contrôle d'accès ou monitoring technique. En résumé, l'infrastructure VDI est le socle technique des applicatifs métiers, avec des impératifs forts en termes de résilience et de performance.

Normes et réglementations NF C 15-100

La norme NF C 15-100, révisée vers fin août 2024 encadre les installations VDI par une série de chapitres et notamment sa partie dédiée aux installations aux réseaux de communication. Bien qu'il y ait une période transitoire d'un an, les exigences de qualité et efficacité énergétique sont durablement renforcées. La norme requiert un volume au minimum de 24x30 cm avec une profondeur de 20 cm dans l'ETEL - qui désigne l'Espace Technique Electrique du Logement - pour réceptionner les différents équipements VDI

Le câblage VDI étant impérativement effectué en étoile depuis le coffret de communication et chaque prise RJ45 étant desservie, il élimine les connexions en série (montage en T) utilisée historiquement par la téléphonie analogique. Parmi les nouvelles dispositions, la protection préventive contre les surtensions oblige l'opérateur ou site de data center à installer un parafoudre sur le réseau dès lors qu'il est raccordé au réseau extérieur en cuivre et qu'un parafoudre est déjà intégré sur l'installation électrique. La mesure prévient les équipements les plus sensibles d'éventuelles perturbations électriques et assure une redondance et une continuité des services ou applications.

Câblage VDI : quels composants essentiels ?

Le tableau de communication et modules

Le tableau de communication est central dans l'installation VDI et centralise les différentes connexions et équipements actifs. Le coffret intègre des panneaux de brassage, des équipements de distribution réseau tels que par exemple les switchs et routeurs, des modules de protection et des dispositifs de gestion spécifique. La modularité de sa conception permet de faire face à des besoins croissants pour les organisations. De plus, la standardisation des dimensions permet l'intégration des devices de chaque constructeur.

Des règles strictes de séparation entre courants forts et courants faibles permet d'éviter les interférences électromagnétiques. Chaque connexion RJ45 ou autre bénéficie d'un étiquetage précis, facilitant la maintenance et les différentes évolutions. La fiabilité globale et la réduction des temps d'intervention sont minimisées. De surcroît, la ventilation systématisée permet d'évacuer la chaleur engendrée par les équipements actifs.

Tous les modules de protection intègre par défaut des parafoudres propres aux signaux de communication, des dispositifs de coupure en cas d'urgence et un système de monitoring avancé des paramètres électriques. Intégrité et prolongement de la durée de vie des équipements connectés sont ainsi optimisés.

Types de câbles VDI et connecteurs RJ45

Le VDI câble utilise des câbles à paires torsadées blindées voire non blindées, en fonction des contraintes environnementales. Les catégories 6A, 7 ou 8 sont fréquemment observées dans les installations actuelles avec le support de 10 Gigabits Ethernet sur 100 mètres pour les versions 6A et 7 alors que le format 8 permet entre 25 Gigabits et 40 Gigabits sur 30 mètres. Les hébergeurs ou data centers utilisent les derniers standards de câbles VDI pour répondre aux besoins actuels et préservent une marge d'évolution pour les nouvelles technologies. La nécessité d'un blindage tels que STP ou FTP est un prérequis pour les environnements perturbés électromagnétiquement tels que les data centers.

Les connecteurs RJ45 respecte à l'international la norme ISO 11801 et être applicables pour toutes les catégories de 5 à 8. Ils sont utilisés typiquement des liaisons équipement à infrastructure. Interopérabilité inter-constructeurs et maintenance facilitée bénéficient de cette standardisation. Les prises murales des systèmes de couleur différenciée selon le service - voix, donnée ou vidéo - ce qui simplifie la visualisation.

Une longueur maximale de 90 mètres pour le lien permanent entre le répartiteur et la prise murale protège l'intégrité du signal numérique. A noter, cette limite technique prend en compte les cordons de brassage et de raccordement des utilisateurs, avec une portée de 100 mètres au maximum. Cela nécessite une planification minutieuse de l'implantation du tableau de communication, notamment dans de vastes bâtiments tels les data centers avec plusieurs répartiteurs intermédiaires.

Quelles différences avec un câblage réseau classique ?

Un distinguo clair est établi entre le câblage VDI et le câblage réseau classique. Quand le câblage réseau traditionnel s'oriente majoritairement vers l'efficacité instantanée avec des solutions dédiées pour chaque service, le VDI électricité permet une vision d'ensemble en regroupant les besoins de communication actuels et futurs. Même si cette approche requiert des investissements lourds, l'exploitation et les évolutions futures sont facilitées.

Certifier chaque lien VDI assure le respect des performances prévues sur l'ensemble de la chaîne de transmission. La validation technique étant réalisée par des équipements spécifiques mesure les paramètres critiques : adaptation d'impédance, atténuation, diaphonie et résistance de boucle. Un câblage réseau traditionnel à l'inverse ne permet pas des tests fonctionnels souvent insuffisants pour une performance maximale garantie à long terme.

Enfin, la documentation précise et complète est un élément clé du VDI. Un étiquetage normalisé, un dossier technique complet avec plans, fiches de mesures et procédures détaillées de maintenance sont affectés à chaque lien. La traçabilité élevée rend beaucoup plus aisée les interventions ultérieures tout en préservant la valeur de l'installation critique. C'est pourquoi les câbles VDI sont normalisés dans les data centers pour lesquels il est très pertinent d'anticiper la gestion technique à long terme.

Usages dans les data centers et bénéfices du réseau VDI

Utiliser le VDI dans les data centers permet une meilleure gestion des équipements actifs tout en simplifiant la traçabilité des connexions. La structuration de cette approche est d'autant plus pertinente dans les environnements haute densité dans la mesure où une erreur de câblage peut affecter négativement la disponibilité des services. Toutes les interfaces de connexion sont standardisées et les stocks de câbles et connecteurs sont rationalisés.

Les bénéfices économiques du VDI électricité sont clairement visibles avec une réduction significative des coûts de gestion et de maintenance. De plus, centraliser les connexions au niveau des panneaux de brassage permet de reconfigurer sans intervention les postes utilisateurs. La flexibilité élevée facilite l'adaptation rapide de l'infrastructure aux évolutions organisationnelles et technologiques. Les composants standardisés permettent de minimiser les coûts de formation du personnel qualifié et optimise la gestion des stocks lié à la maintenance.

Performance et fiabilité sont des avantages essentiels du VDI, notamment dans les environnements les plus critiques. Une qualité contrôlée de chaque lien permet des débits optimaux, ce qui minimise d'éventuelles erreurs de transmission. Il est possible de créer un système de sécurité proactif avec le VDI en géo-repérant les liens et matériels. Une redondance prévue par défaut dans le câblage VDI améliore également la disponibilité étendue des services ou applications dans les Edge data centers.

Installation dans un data center et déploiement

Quelles étapes clés pour installer un réseau VDI ?

Parmi ces étapes clés, nous distinguons :

L'installation du réseau

Cela débute par une phase d'étude approfondie, en analysant les besoins présents et futurs des organisations. Cette étude préliminaire d'évite le volume de points de desserte, leur localisation exacte et les performances attendues sur chaque emplacement. Elle intègre les contraintes topologiques du bâtiment, les chemins de câblage disponibles et d'éventuelles interférences électromagnétiques. Ce qui permet de fixer l'emplacement idéal du tableau de communication et des répartiteurs secondaires, quand pertinent.

Le tirage des câbles

Sont respectés scrupuleusement les rayons de courbure minimaux et les contraintes de séparations avec les circuits de puissance. La criticité conséquente de cette étape influe directement sur les performances finales de l'installation. Chaque câble transite par des chemins dédiés, tels que des goulottes, faux planchers ou faux plafonds, et de prévenir toute proximité avec des sources potentielles de perturbation électromagnétique.

Le marquage VDI

Il est systématisé pour chaque câble. Cela permet une identification aisée et rapide lors de phase de raccordement et de test.

Le raccordement & la mise en service

Ils nécessitent une précaution particulière car la qualité des connexions doit être préservée. Une terminaison fait l'objet d'un contrôle visuel par les opérateurs et la performance est mesurée selon les objectifs attendus.

La documentation de l'installation électrique

Elle constitue le livrable essentiel pour l'exploitation et la maintenance.

Procédures de tests et maintenance

Les tests de réception s'appuient sur des équipements de mesure certifiés validant la conformité de chaque lien aux normes de performance. Ces mesures incluent la cartographie des paires, l'atténuation en fonction de la fréquence, la diaphonie (NEXT, FEXT), le délai de propagation et l'adaptation d'impédance. Cette validation exhaustive détecte les défauts de montage et garantit les performances annoncées. Les résultats constituent la référence pour les contrôles périodiques ultérieurs.

Deux phases de maintenance sont à distinguer :

1. Maintenance préventive

Cela comprend l'inspection visuelle des connexions, le nettoyage des connecteurs ou encore la vérification de l'étiquetage des câbles. Ce monitoring régulier permet de limiter la dégradation progressive des performances liées à l'oxydation, à l'accumulation de poussière ou les contraintes mécaniques. Cette phase est incontournable dans chaque data center car une attention spécifique est requise en lien avec les conditions thermiques et la densité des équipements.

2. Maintenance corrective

Elle intervient lors de dysfonctionnements relevés par les équipements de monitoring du réseau. Avec les outils de diagnostic avancés, des défauts peuvent être observés avec la réflectométrie temporelle (TDR) et cela guide les interventions techniques. Cette méthode méthodique réduit drastiquement les coupures et booste l'efficacité des équipes de maintenance. Elle préserve la traçabilité des changements à la suite de chaque intervention.

VDI et data centers UltraEdge : notre approche

UltraEdge intègre le VDI comme composante incontournable de ses infrastructures Edge computing. Ce qui optimise la convergence entre une performance locale et une supervision centralisée. Notre approche innovante exploite la flexibilité accrue du câblage structuré et s'adapte ainsi rapidement aux évolutions techniques et aux besoins relatifs à chaque site Edge. La standardisation VDI permet un déploiement accéléré de nouveaux points de présence et maintient la pertinence technique au global.

L'architecture VDI de UltraEdge est axée sur une simplicité opérationnelle élevée et une fiabilité très haute, dans des environnements nombreux, sans nécessité de faire appel à un expert qualifié. Ainsi, des partis pris techniques sont intégrés : composants de haute résilience, redondance des liens critiques et une documentation très fournie pour simplifier les interventions à distance. Une supervision unifiée exploite les capacités de diagnostic du VDI et de détecter proactivement une dégradation soudaine de la performance. La stratégie environnementale de UltraEdge repose notamment sur l'efficacité énergétique du VDI tout en réduisant les besoins de répétition active. UltraEdge, via son approche Edge computing valorise la sobriété technique et l'efficacité du câblage VDI afin de construire des infrastructures durables et performantes, ce qui est au centre de la démarche vers plus de proximité grâce au réseau de 250 data centers, et d'efficacité énergétique élevée.